Jeudi 14 février 2008
4
14
02
2008
06:15
-
Par dorian
Fraichement arrivé du Mexique, un article de notre coordinatrice, et ambassadrice, Marielle!
Suivez-LA...
9 février 2008
Voilà déjà quasiment deux semaines que j’ai posé les pieds dans ce si agréable pays du continent américain
qu’est le Mexique. A force d’attendre que l’on fasse, de manière officielle, « un bilan » de l’avancée de nos travaux respectifs avec les partenaires, vous n’allez jamais recevoir de nouvelles du
projet soutenu par l’association SIERRA !
Alors décision prise : voici les nouvelles telles que je les ai « glanées » depuis mon arrivée.
Une petite semaine à Mexico, ville de plus de vingt millions d’habitants quand même, m’a permis de rencontrer les
collaborateurs du projet, quand je n’étais écrabouillée dans un métro sur-bondé aux heures de pointe où il faut laisser passer trois trains avant de pouvoir monter dans un, ni occupée Ã
récupérer mes valises restées à Londres lors de la correspondance (juste trois jours d’attente)!
Ces rencontres ont été intéressantes et fructueuses, eux travaillant à une échelle plus globale, sur
différents projets nationaux (reforestation, énergies et ressources renouvelables….) avec l’appui de partenariats extérieurs comme des universités américaines, des agences privées…
• Les nouvelles paraissent prometteuses, notamment la réflexion
concernant le travail avec l’IRRI (centre de recherche universitaire mexicain), dans le but d’insérer le présent projet, la « création d’une section de formation agro-vétérinaire,
l’accompagnement professionnel et la poursuite d’expérimentations agricoles » dans un ensemble de projets à l’échelle nationale.
• Il m’a été aussi possible de rencontrer une personne de l’ONG
AMUCSS, une agence de micro-crédit qui agit en faveur des plus démunis. L’AMUCSS parait particulièrement intéressée par le projet, du fait de l’extrême niveau de pauvreté de la Sierra
Mazatèque (un des taux nationaux les plus élevés) et du manque global d’intervention sociale dans cette région. Cette ONG pourrait soutenir dans leur installation les agriculteurs une fois
formés, soit d’ici environs cinq ans : mieux vaut être prévoyant sur la viabilisation et la réappropriation locale qui assureront la poursuite du projet...
• Un professeur agronome de l’Université de
Puerto-Escondidio, au Sud de l’Etat de Oaxaca a confirmé l’intérêt des acteurs mexicains sur le projet. Un partenariat pourrait être envisagé,
notamment afin d'accueillir des stagiaires qui réaliseront le diagnostic agraire, nécessaire avant toute réalisation de projet.
Mon arrivée dans la Sierra sur le lieu du projet a également été retardée d’un jour (mais sur six mois, ce n’est
peut-être pas trop grave) : le bus était bondé à cause d’un jour férié dont je n’avais pas connaissance! Les Mazatèques résidant à la capitale, ou les simples touristes - qui sont bien rares Ã
s’aventurer jusqu’ici-, ont bien eu raison de se rendre en masse dans la Sierra pour ce week-end prolongé. Chaleur et beau temps aidant, la vie est plus agréable à la montagne que dans cette
mégalopole grouillante !
Ici le printemps est bel et bien arrivé, les feuilles naissantes des arbres resplendissent de leur vert tendre au soleil et dans
la rosée, les amandiers et orangers en fleurs colorent délicieusement les paysages tout en dégageant dans l’air des parfums naturels envoûtants….. L’environnement montagnard demeure superbe…Les
Mazatèques tellement accueillants….
Bien qu’aucune une réunion professionnelle « officielle » n’ai été organisée à ce jour, les partenaires
assurent localement l’avancée du projet, à leur rythme. Et c’est bien à moi de m’adapter, non l’inverse !
Hébergée dans la ferme expérimentale « Agua de Estrella » qui poursuit ses activités de recherches agricoles
(maraîchage et jardinage, compost, mycologie…), je profite de vivre auprès de mexicains et d’étrangers pour apprendre l’espagnol et l’anglais, un beau mixage linguistique dans lequel quelques
touches de français apparaissent parfois !
Les rencontres informelles avec les autres
partenaires locaux de Huautla, et notamment le directeur de l’école « Chjine en Chjine Kjua », qui est à l’initiative du projet ont répondu à une partie de mes questions initiales
:
• Excellente nouvelle pour commencer : un
ingénieur agronome mexicain a rédigé le projet dans une forme très professionnelle, en mettant l’accent sur la recherche agro-vétérinaire appliquée, avec la création d’un centre de
formation nommé CECAVATI (« CEntro de CApacitation, y VAlidation para la Transferencia de Innovaciones »). Ce travail est la preuve d’un investissement
humain mexicain, qui laisse présager une réelle appropriation locale, sur laquelle l’association Sierra peut compter pour promouvoir le projet à l’étranger et rechercher des
financements.
• La stagiaire française de Sierra est attendue
avec impatience par les partenaires à la fin du mois pour réaliser une étude de marché des produits issus de l’agriculture, localement et Ã
Mexico.
• La prise de contact avec les lycées agricoles français intéresse beaucoup les partenaires
mexicains, qui se disent prêts à échanger techniques, pratiques et connaissances.
Juste une semaine après mon arrivée dans la Sierra, de nombreuses interrogations persistent et certains points cruciaux restent à éclaircir, notamment les modalités
d’échanges avec les lycées agricoles français.
Déjà les premières impressions semblent très satisfaisantes et prometteuses. Toutefois, une mission de six mois ne sera pas de trop...
Vous pouvez suivre les activités de l’association SIERRA, en France comme au Mexique, sur notre blog
régulièrement mis à jour : www.sierra-asso.org.
Marielle A.,
Coordinatrice de l’association SIERRA
Merci encore Marielle, pour tes efforts.